lundi 19 avril 2010

chômage

Ce qu'il y a de clair avec ma situation c'est que, quelle que soit l'opinion que je puisse avoir de moi, je suis perçu comme un zéro ou un zozo. Elle est là la plaie du chômage, surtout de longue durée...la dévalorisation inexorable.

Je ne vaux rien. J'accumule les réponses négatives, deux ou trois malheureux entretiens en un an qui n'ont abouti qu'à d'autres réponses négatives. Aucune perspective: trop vieux, trop gros, trop cher, trop inadaptable, trop incompétent.
Je ne suis déjà qu'un fantôme en sursis.

Et l'issue est certaine. Je ne suis pas démoralisé, je suis dévalorisé. Je ne vaux rien et ce rien va me tuer. Je vais me tuer, ce ne sera rien. Quelle différence entre n'être rien, ne valoir rien et n'être plus rien? Aucune. Rien. Zéro.

Ca se passera dans dix minutes, trois semaines ou deux ans mais rien ne m'arrêtera, ni la difficulté technique, ni la souffrance, ni la douleur, ni mes proches, ni ma famille, ni la peur, ni la tristesse.

Rien.
C'est comme ça, je le sais maintenant.
D'ailleurs ni le mot ni la chose ne me font peur, ils s'imposent progressivement comme une évidence: la mort étant certaine, il faut cesser de s'agiter en vain. C'est ce que je ressens: je n'existe pas, inutile de continuer à faire semblant.

jeudi 25 mars 2010

la purge

je ne parle pas de ce que j'attendrais d'un jeune mec à genoux devant moi mais de la représentation du Faust de Philippe Fénélon samedi soir à l'Opéra de Paris salle Garnier.
Ce n'était certes pas mal chanté et les cinq premières et cinq dernières minutes du second acte sont splendides...mais ça fait peu sur deux heures de spectacle!!! Musique insupportable, décor et costumes hideux, mise en scène absurde...je me suis ennuyé ferme. Par principe je ne pars jamais avant la fin mais j'avoue avoir envié les nombreux spectateurs qui ont décampé à l'entracte!!!

lundi 15 mars 2010

une fois n'est pas coutume

je suis d'accord avec "le figaro"! J'ai lu sur le net (je ne suis pas tombé encore assez bas pour acheter "le figaro") l'article que Christian Merlin consacre à la représentation de l'Or du Rhin de Richard Wagner à l'Opéra de Paris ces jours-ci. Je suis intégralement d'accord avec ce qu'il écrit parce que c'était mon sentiment samedi soir en sortant de la salle de la Bastille: pas mal mais décevant Wotan, mise en scène kaléidoscopique, décor et costumes astucieux (sauf à la deuxième scène où c'est totalement raté), orchestre étouffé mais final éblouissant.

Bonne soirée quand même mais qui restera plus par l'évènement que constitue le premier Ring à l'Opéra de Paris en plus de cinquante ans que par la qualité de la représentation.

A part ça, nous avons visité deux expos très largement recommandables: celle consacrée à Munch à la Pinacothèque de Paris et celle consacrée à la peinture espagnole du Gréco à Dali au musée Jacquemart-André.

On remet ça le week-end prochain (l'opéra au moins, pour les expos on verra, peut-être que je vais m'organiser un plan q puisque je serai seul le samedi...à suivre! Les volontaires, ne levez pas le doigt, écrivez-moi!)

samedi 6 mars 2010

Tête de chien

Je dois vraiment avoir une tête de parisien!
Ce matin, sur le marché, aucune des personnes qui distribuaient des tracts ne m'en a tendu un...Naturellement je m'en fous, je vais aller voter la semaine prochaine et je sais bien pour qui donc leurs tracts me sont inutiles...Mais tout de même!!!

mardi 16 février 2010

des chiffres et pas de lettres

j'ai renouvelé ce matin mon inscription au sport (30% moins cher grâce au CE de la boite dans laquelle travaille mon pacsé!). C'est l'occasion de faire un bilan de cette année de cardiotraining:
j'ai perdu plus de trois kilos...ça semble peu mais je m'en contenterais parce que d'une part ça change par rapport aux deux kilos que je stockais en moyenne chaque année depuis dix ans, d'autre part que j'ai sûrement fait un peu de muscle, enfin j'ai fait des progrès considérables sur le plan cardio...
reste plus qu'à trouver du boulot!

dimanche 14 février 2010

en avoir (ou pas)

En quelques semaines, voilà deux blogueurs que j'ai virés de la liste de ceux que je suivais régulièrement.
Pour des questions de valeurs dans les deux cas, et malgré les différences pour les mêmes: celle du respect que l'on doit à l'autre; celle des limites que l'ont doit mettre à sa propre suffisance ou arrogance de manière à rendre la vie en société même pas supportable mais tout simplement possible.
C'est l'inconvénient de l'internet que de permettre à chacun non seulement de se laisser aller à la diarrhée mais surtout de la revendiquer fièrement (c'est plus facile quand on est anonyme) comme un signe de liberté et d'identité individuelle.
C'est une des raisons qui font que j'ai quitté mon employeur et que d'autres que moi sont préférés au moment de la décision finale: mes valeurs et mes principes me constituent fortement, très fortement et je ne parviens que rarement à transiger avec elles. Et c'est ce qui explique que mes ruptures sont brutales et définitives.
Je suis comme je suis.

mardi 26 janvier 2010

du sourire au caribou

oui oui...ça frémit...et ça pourrait même me (nous) conduire à traverser l'atlantique!!! et l'on a parlé de moi au patron de l'institution napoléonienne la plus connue dans le monde!!! Même si tout ça ne marche pas au bout du bout, ça donne la banane...!!!
Qui la veut?